Début de conversation
Bla bla bla bla…et tu fais quoi dans la vie ?
Voyons:
- La vulgarité; “rien qui ne puisse t’intéresser, faux-cul“.
Les plus désinvolts y ont laissé leur tête, passons. - L’éloquence; “je suis un élève-ingénieur-informatique-post-bts-semestriellement-forcé-mathématicien-secrètement-espérant-valeur-ajoutée-éducative“.
Élève…
…quoi ? - La geekness ? Incomplet et très mal développé.
- La fuite ?
Je cours pas très vite… - Suis-je bête, ma terrible capacité à tartiner un long discours avec véhémence
Tout commence, par une nuit, noire…
Terminale ES
J’ai tout d’abord eu une terminale inadaptée à l’univers de l’informatique (Conseiller wait for it… d’orientation !).
Joseph Schumpeter a effectivement parlé de grappes d’innovation, chose ultra-importante quand on affiche la pile d’erreurs lors de la génération d’une exception en Java.
Aussi, les cycles émérités de Kondratiev m’ont largement permis de comprendre les subtilités des différents designs patterns.
Je dois avouer que je suis mauvaise langue, cette terminale n’apporte pas assez de fondements scientifique à l’étudiant pour poursuivre sur la voix de l’informaticien. Mais la compréhension de l’environnement macro et micro-économique nous gratifie d’une capacité à cerner le monde de l’entreprise, voire des projets qu’elle couve. J’aurais aimé qu’on me le dise à cette époque. Peut être que ça servira à un ES en pleine recherche sur google :-)
BTS Informatique
C’est une période formatrice qui m’a permise de consolider mes acquis de doux geek et m’a laissé assez de liberté pour concevoir des projets qui m’ont confirmés la juste voie, le tout cadré de méthodes professionnelles allergènes aux autodidactes.
Seulement, le BTS est bien souvent vu à court-terme comme une finalité (licence / master pro’, ce qui est déjà pas mal). Le challenge était donc, dans ma promotion, de partager la tête de la classe voire de l’académie, pour pouvoir se démarquer face aux IUT (d’ailleurs, IUT ?) et autres prépas-nerds.
Cycle Ingénieur
Je sais, ma plume bave d’égocentrisme, mais j’ai de quoi le justifier par… l’ennui, ça suffira. Cet aparté fait, me voici dans la promotion informatique de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Ingénieur de Lyon.
(Nous passerons bien évidement sur la rigide décision de l’INSA quant à l’écartement de la candidature d’un ES, pourtant pas plus mauvais que d’autres)
Manger des tomates, ça donne bon teint, mais bouffer de la mathématique, de la physique et particulièrement de l’électromagnétisme pour donner une érection à Newton, Gauss et Runge-Kutta, ça donne la gueule de bois intellectuelle.
Le sermon traditionnel des défenseurs de l’ingénieur dieu suprême des oeuvres ne me convainc en rien puisqu’on se met le doigt dans l’œil en imposant un tronc commun trop abstrait et inappliquable à la spécialité choisie par l’étudiant. La preuve que cet enseignement est à côté de la plaque ? On donne à 5 filières dont les objectifs sont différents… des cours similaires.
Je parle pour mon cas, plutard nous n’aurons pas, par exemple, à approximer un polynome de degré n grâce à ce cher Taylor. C’est cependant se lancer dans un sujet plutôt brûlant que de dénigrer la mathématique de la sorte. Mais une mathématique plus appliquée, qui permettrait d’évaluer la rapidité des algorithmes ou de gestions d’objets en 3D serait sans doute plus adéquate, par exemple. Je n’ai biensûr pas la prétention de refaire un référentiel. Et que dire du traitement des signaux ou de l’électronique… j’ai déjà vomi suffisament.
Next ? Docteur Huart ?
ahaha
Pour finir, ce billet avait seulement comme intention de baver sur l’ISTIL qui, forcée de copiner avec la CTI, il faut l’avouer, a des cours constructifs mais d’autres très représentatifs de la médiocre adaptation des universités françaises aux besoins du marché et surtout aux vocations de ses étudiants.
Les études ! un tartine de cours et d’autre futilité qui sert finalement à dire lors de l’embauche “Vous avez quoi comme diplôme ? …. Ha …. et vous avez une expérience professionnel ? …. Non, ben a+.
Voila ce qu’on l’on à comme discours quelque soit le niveaux d’études.
Non je ne dit pas sa pour dire que les études ne servent à rien. Non pas du tous elle m’ont servit mais dans quel mesure ? Et bien à savoir savoir à se forcer à faire des choses qui nous plaisent pas du tous et aussi à formaliser ce qu’on l’on sait : “Des concepts”.
Et pour finir mon monologue, je pourrai dire que m’ont idée que les études quel quelle soit du moins à mon niveaux, sont trop éloigné des réalité. La solution … les stages, alternance, qui offre l’avantage d’avoir deux types de formation. Celle ou on apprend les théorique et concept permettant de comprendre les technique utilisé pour certain cas. Et celle de l’entreprise ou on est confronté au réalité.
Kactoo
30 Nov 08 at 3:13 pm
Un haut-diplôme est valorisant et aura un effet sur les responsabilités et le salaire associés
Les concepts forment un ensemble qui permet d’avoir ce qu’on pourrait appeler une “bonne hygiène professionnelle”.
Je vais pas t’apprendre ton boulot car tu es compétent dans ton domaine mais la bidouille d’une application jusqu’à ce qu’elle marche (la programmation par coïncidence) entraîne l’instabilité et non-évolutivité.
Les concepts permettent d’évoluer grâce à des couches “logiques” — appelle ça “abstraites” si tu veux ;-)
Et qu’on le veuille ou non, ça a le mérite de rendre les grands projets plus passionnants car mieux structurés et formalisés, d’où la possibilité d’échange entre les différents services de l’entreprise, par exemple
Mais comme tu dis, l’expérience professionnelle est un must have qu’on doit équilibrer proprement avec les connaissances scolaires. Les manques du nouvel-embauché peuvent être comblés par des formations, puisque, hey, il aura appris à apprendre grâce à ses x années d’étude ;-)
Au passage, c’est sympa de te voir passer par là
William
30 Nov 08 at 4:21 pm
Pour répondre, je dirais que c’est vrai un diplôme permet de visé plus haut et d’avoir des connaissances supplémentaires par rapport à un autodidacte.
Je dirai jamais que pour mon cas les cours de développement m’ont servit a rien, bien au contraire. Il m’ont permit d’avoir des méthodes plus “propre”. Pour la conception de base de donnée aussi.
De toute façon tous dans la vie tout est histoire de “juste milieu”. Et puis je ne suis pas objectifs car ma passion c’est faire ce que je fait actuellement du touche à tous ou plutôt dans le terme plus général “Informaticien”.
Kactoo
30 Nov 08 at 5:53 pm
Et dernier truc, je suis désolé de tacher ton blog avec mon français déplorable car j’écris sans regarder ! (J’ai fait des efforts depuis la fin du BTS, je m’améliore)
Kactoo
30 Nov 08 at 5:56 pm
C’est déjà bien de faire des efforts, et je confirme que tu t’es amélioré ;-)
William
30 Nov 08 at 6:00 pm
Finalement, l’enjeu de ton discours, c’est de connaître la bonne place de l’école et des formations dispensées par rapport aux attentes des entreprises. Trouver le bon compromis, c’est extrêment difficile, et la vision des écoles est souvent de dire “commençons par une harmonisation théorique” puis finissons par “une spécialisation”. Celle du monde professionnel en revanche, me parait davantage ressembler à “pisse-moi du code” puis quelques années plus tard à “La réunion à Chicago ça a donné quoi ?”. N’est-ce pas le monde à l’envers ? Pas complètement, car je caricature légèrement, mais on pourrait y penser.
Romain
30 Nov 08 at 10:08 pm
Après cela dépend ce que tu vises comme poste à long terme. Si tu veux rester dans le développement ou après viser un poste qui n’a que le domaine en rapport au développement. Personnellement dans la petite structure où je suis directement au contact des clients et de mon patron ce qui me permet de répondre facilement et me sentir impliqué. Mais bon mon cas est particulier car je fais de tout (Graphisme, Développement, Informatique matériel, Vente, Rapport Client, etc …).
Pour revenir sur les études, c’est vrai que le problème vient des systèmes de filières qui ralentit l’apprentissage. Les BAC généraux ne servent que à des portes vers des études et on en devient à un cas où on fait des études pour faire des études spécialisées. Par exemple je suis pour le BAC pro en 3 ans qui permet de faire disparaitre le BEP qui lui sert à aller vers un BAC pro. Et on doit refaire les même choses comme j’ai pu faire en BTS.
Pour résumer, on devrait plus offrir des spécialisations dès la 3eme pour permettre “d’aller plus vite”.
Kactoo
30 Nov 08 at 10:30 pm
Alors on post plus ?
Kactoo
3 Sep 09 at 10:21 am