FW: Sommes-nous des extra-terrestres ?
En réponse à ce billet, je vais évoquer la “considération sociale” du développeur.
Quand je parle de considération sociale, je fais biensûr allusion à ce que le développeur donne comme image de lui-même, face à ses collègues, ou son entourage personnel.
Le développeur programmeur a tout d’abord la difficulté d’être confronté à un environnement à but purement utilitaire pour les utilisateurs finals. L’informatique est ainsi souvent perçue comme une boîte noire qui digère des io !
Son rôle ne se limite pas qu’à ça et la face cachée de l’ice-berg est bien plus passionante (démarchage, analyse, compréhension et modélisation de SI, d’objectifs / contraintes, …). Mais on ne verra toujours du programmeur que l’homme recroquevillé derrière son bureau les yeux rivés sur son écran, à taper du code comme il respire.
La technicité pointue du domaine peut en rebuter plus d’un et les laisser doucement glisser vers un cliché du type
“Faut vraiment être autiste pour s’attaquer à ce genre de tâches, on peut pas s’épanouïr là dedans !”
Figurez-vous que si. Analyser les besoins, prendre en compte les contraintes humaines et techniques, être force de conseil, mettre en relation les acteurs décisifs, modéliser le SI, planifier la conception, concevoir l’application, et j’en passe ! Notre but ultime n’est pas que de rédiger de l’ASM ou du J2EE/.NET (notez ma volonté d’unification des développeurs système / de gestion :-))
Aussi, beaucoup d’étapes du développement suscitent une panoplie de resentiments: concentration extrème, endurance intellectuelle, frustration, désenchantement technique, acharnement perséverance (oh oui!), … ce qui nous rend de temps en temps légèrement irritables.
Nous ne sommes cependant ni sur-hommes, ni extra-terrestres… c’est juste que par exemple les plaques d’immatriculation CPP nous font sourire, qu’il nous reste 0x00000C € dans notre porte-feuille ou qu’on aimerait parfois serializer la fille…
J’aime beaucoup ton expression “force de conseil”. C’est une partie non-négligeable du travail de programmeur (au passage, fuck à ceux qui remplacent programmeurs par ‘programmateurs’ ), mais c’est une partie assez difficile. Je pense que pour être une véritable force de conseil, il faut avoir de l’expérience dans le métier, et être capable de s’imprégner rapidement du SI sur lequel on travaille. Ce n’est pas donné à tout le monde (“Seuls les plus forts survivront” >> maitre de stage).
Apart ça, bonne prog’ à tous
Romain
Romain
5 Feb 08 at 8:45 pm